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les éoliennes ? on en a déjà dans le Médoc.

 

 

 

L'éolienne Auguste Bollée que l’on peut voir à Saint-Germain d'Esteuil a été installée en 1883.

C’est un moteur à vent construit pour élever l’eau.

 

 

les nouveaux champs d’éoliennes

 

 

 

« Largement subventionné, le développement de cette énergie propre est de plus en plus contesté. »

 

Que vont-elles devenir dans 20 ou 30 ans ?

 

« Elles pèsent chacune des centaines de tonnes d’acier et de béton. Ce qui pose la question de leur devenir : "Lorsque, dans vingt ou trente ans, elles seront hors d’usage, qui débarrassera nos campagnes de ces sinistres squelettes rouillés ?", s’inquiète Hervé Texier *. »

 

A l’occasion d’un projet éolien, il n’est pas totalement exclu qu’une société d'exploitation soit créée et, si elle est peu scrupuleuse, qu’elle se déclare en faillite à la fin du contrat.

Le démantèlement des éoliennes sera alors à la charge du propriétaire. Si le propriétaire se révélait être insolvable, ce coût reviendrait à la commune. En définitive, au contribuable.

 

Que deviendront nos paysages dans 20 ou 30 ans lorsque des dizaines d’éoliennes seront devenues des épaves comme celle de Saint-Germain d’Esteuil ? C’est ça que nous allons laisser en héritage à nos enfants ?

 

L’épave de l’éolienne d’Auguste Bollée de Saint-Germain d’Esteuil est bien sympathique car elle est – à ma connaissance – la seule de ce type dans le Médoc. Elle n’est pas très haute et ne pollue pas le paysage à plusieurs kilomètres à la ronde comme les nouvelles éoliennes qui, elles, mesurent plus de 100 mètres de haut. C’est une curiosité. Elle fait partie de notre patrimoine. C’est un témoin de notre passé.

 

La taxe professionnelle :

 

« Alléché comme tous ses semblables par les promesses de taxe professionnelle, le maire de Garcelles-Secqueville, en convient : "Au départ, je n’avais rien contre ce programme de développement". Mais il s’est très vite aperçu que sa commune, comme toutes les voisines, était tombée dans une sorte de piège du vent. "Des centaines d’hectares ont été préemptés, on nous a raconté que nous faisions partie d’un véritable triangle d’or, et désormais, partout aux alentours, on assiste à une prolifération sans règle, anarchique, au mépris des populations et des paysages."

Didier Jeanne est devenu ainsi l’un des rares maires de France résolument hostiles à l’énergie du vent. Sans doute parce qu’il ne supporte pas de jouer avec des dés pipés ; Et peut-être aussi parce que, contrairement à beaucoup de maires ruraux, ni lui ni aucun membre de sa famille ne possède de terrains à louer pour y planter des éoliennes. »

 

Henri Sabarot, Maire de Carcans-Maubuisson est lui aussi un opposant à la présence d’éoliennes à Naujac-sur-Mer et dans le Médoc (source : journal Sud Ouest 29/10/2008).

 

Promesses de loyers et de taxe professionnelle :

 

« Pour tenir l’objectif officiel des 13,5 gigawatts éoliens à installer d’ici à 2010, le terroir est sillonné par des promoteurs. Par la promesse de loyers et de taxe professionnelle, des signatures sont arrachées aux propriétaires terriens et aux maires. Lorsque la liasse de ces papiers est jugée suffisante, on arrive vite à faire classer la zone concernée en ZDE (zone de développement éolien). Dès lors la machine se met en route. […] Si d’aventure un maire refuse de signer le permis de construire, le préfet met bon ordre à cette rébellion. Quant aux promoteurs, ils vont empocher pendant quinze ans le rachat obligatoire, par EDF, de leur électricité intermittente – à un tarif fixé par la loi au triple de sa valeur marchande, afin de favoriser les énergies renouvelables. EDF se rattrape en répercutant le surcoût (rubrique "taxe CSPE") sur les factures de ses clients. »

 

Elles tournent toujours :

 

« L’avantage de toutes ces éoliennes […] c’est leur turboalternateur réversible : quand il n’y a pas de vent, vous pouvez les faire tourner quand même, il suffit qu’elles pompent de l’électricité au lieu d’en fabriquer… Mais à quoi bon ? En tout cas Hervé Texier, professeur de mécanique des fluides […] assure qu’"ils" le font. "Ils", ce sont les promoteurs qu’enrichissent ces pylônes ailés, censés nous fournir de l’énergie renouvelable, et de plus en plus critiqués […] "Ils les télécommandent par satellite, dit Hervé Texier. C’est pour calmer la contestation, faire croire que les éoliennes servent à quelque chose" : en moyenne, en France, sous la seule force du vent, les éoliennes ne fonctionnent que de 20% à 25% du temps. »

 

Source : l’excellent article [je l’ai conservé] de Fabien Gruhier paru dans

Le nouvel Observateur du 13 novembre 2008.

 

* : Hervé Texier, professeur de mécanique des fluides

 

 

xPOURx l’éolien : Planète éolienne

 

xCONTREx l’éolien : Vent de colère

 

le billet d'Henri Sabarot

 

xEt vous,xMédocains, qu'en pensez-vous ?

 

 

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