Château de Castillon
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le Château de Castillon

La seigneurie de Castillon est très ancienne. Cependant, c’est seulement au
XIIIe siècle que les seigneurs sont mentionnés. Situé sur la rive gauche
de la Garonne, le château est protégé par le fleuve et un petit ruisseau. Il a
servi de refuge aux Albigeois. Puis, il passe sous domination anglaise. Enfin,
ce sont les Ligueurs qui l’utilisent avant que Louis XIII n’ordonne sa
démolition en 1615.
Plans, bibliographie, photographies : www.aquitaine-historique.com
La vicomté de Castillon de Médoc
Castillon, fief en franc-alleu, seule vicomté du
Médoc
Si l’on en croit l’Abbé Baurein, la
fondation de ce fief militaire remonterait au temps des invasions normandes
(9ème siècle). Puis, au fil des siècles, de vicaires du roi, ses tenants
seraient devenus d’héréditaires vicomtes. Avant l’An Mil, les châteaux étaient
en bois, cependant, à Castillon, la veine calcaire
affleurante donna matière pour ériger promptement un château en pierre. Sur ce
promontoire naturel, déjà remarqué par les hommes à l’époque gallo-romaine, au
cours du Haut Moyen-Age s’érigea une puissante
forteresse, puis une « bonne ville » logée au sein de ses remparts.
De là partaient des chemins, los camins castillonès, qui
desservaient les lieux important du Médoc car l’on n’avait pas le droit
d’embarquer les vins à destination de l’Angleterre ailleurs qu’à Castillon ou bien alors à Bordeaux.
La mouvance de la vicomté
La juridiction de la Vicomté de Castillon
s’étendait non seulement à la paroisse de Saint Christophe de Castillon, et à son annexe de Saint-Martin de Couquèques, mais aussi à la paroisse de « Saint-Disant », Saint-Yzans
de nos jours. Dès le 13ème siècle, la puissance des seigneurs de Castillon, issus de la Maison de Pons, fut telle que leur
mouvance s’étendit un temps aux baronnies de Castelnau, de Lamarque et de
Saint-Lambert ainsi qu’aux fiefs de Mouton, à Pauillac, de Bruch, de Rivière et
de Peyrusse. Vers 1420, avec le mariage de Bourguine de Castillon avec
Bernard de Pardaillan, vinrent s’adjoindre les fiefs
de La Motte et de Gondrin. Ainsi, la célèbre Maison
de Pardaillan succéda par alliance à la Maison de
Pons, fait établi au lendemain de la Guerre de Cent Ans, en 1454.
Pierre, vicomte de Castillon (vaillant croisé), Pons V de Castillon
(favori de la couronne anglaise), Odet Deydie (grand amiral de France), Louis-Antoine
de Pardaillan (duc d’Antin, ministre), ont fait
partie de l'histoire de Castillon à Saint de Médoc
Pierre, vicomte de Castillon, vaillant
croisé
Issu de la première branche des seigneurs de Castillon,
Pierre, vicomte de Castillon s’illustra lors de la
première croisade notamment lors du siège d’Antioche en 1099. Ses armes,
château d’argent sur fond de gueule, figurent encore dans la grande salle des
croisades du château de Versailles. Pierre de Castillon
lors de la croisade eut pour cri de guerre « Dieu lo
volt » et pour devise « Deo regibusque
semper ut olim »
Pons V de Castillon, favori de la
couronne anglaise
Pon V de Castillon
fut des meilleurs tenants du parti anglo-gascon
durant la Guerre de Cent Ans. En 1393, en compagnie de Florimond, sire de Lesparre, il se rendit en Angleterre pour demander des
renforts au roi Richard II dans leur lutte contre les Français. Fait
gouverneur de Dax, en 1397, deux ans plus tard, en compagnie de ses alliés
d’Albret et de Pardaillan, il emporta de haute lutte
la ville de Tonneins tenue par les troupes françaises.
Odet Deydie,
grand amiral de France
Sous le règne de Louis XII, Odet Deydie de Lescun, Comte de
Comminges, se trouva en possession de la vicomté de Castillon
en Médoc qui devait demeurer dans sa Maison jusqu’à la fin du 16ème siècle. Ce
chevalier toucha aux plus hautes fonctions du royaume, conseiller et chambellan
du roi, grand sénéchal, puis grand amiral de France en 1482. Antoine Deydie, son descendant et dernier vicomte de la lignée
épousa Jeanne de Montaigne en 1589.
Louis-Antoine de Pardaillan,
duc d’Antin, ministre
Seul fils que la Montespan accoucha de son mari, Louis-Antoine
de Pardaillan connut un destin exceptionnel. Menin du
dauphin, il connut d’abord une brillante carrière militaire qui le porta au
maréchalat en 1693 avant de devenir lieutenant général des armées en 1702. Son
nom resta célèbre grâce à la chaussée parisienne qui porte encore son nom et
qui fut construite sous son égide à l’époque où il officia, de 1708 à 1715, à
la direction des bâtiments, jardins, arts et manufactures du roi. Membre du
conseil de régence durant la régence d’Orléans, en 1725, il fut un des deux
ambassadeurs qui vinrent demander au nom du futur roi Louis XV la main de Marie
Leszczynska auprès de Stanislas de Lorraine. Il
termina au sommet sa carrière de courtisan en temps que ministre d’état de 1733
à 1736, année de son décès.
Source : www.medoc-pratique.com
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